Silicon Valley : les raisons du succès

 

Les raisons du succès de la Silicon Valley ? Autant le dire, l’alchimie qui aboutit à faire de la région de Palo Alto l’épicentre de l’innovation mondiale relève aussi de la magie. Tous les facteurs de cette réussite ne seront donc pas détaillés ici. Cependant, deux faits essentiels sont à noter. Installez-vous, posez le skate, on se détend. Vous allez découvrir, d’une part, le secret ultime de la drague de Tony Di Marco* et d’autre part, comment le Honors Cooperative Program du professeur Frédérick Terman* fut l’un des carburants clés de la fusée Silicon Valley.

 

Je vois des mains qui se lèvent : super, on a hâte, mais au fait, la Silicon Valley, c’est quoi exactement ? Bonne question. Certain font correspondre la Silicon Valley au comté de Santa Clara (county of Santa-Clara), mais les puristes considèrent que la Silicon Valley englobe la partie nord de la vallée de Santa Clara, ainsi que les localités du sud de la péninsule de San Francisco et du sud-est de la baie. Ce territoire de 40 km2, à la source de l’avènement du personal computer, des réseaux internet et plus généralement de l’innovation digitale mondiale, accueille environ 3 millions d’habitants, 11 500 entreprises de haute technologie (parmi lesquelles Microsoft, Apple, Google, Yahoo, Facebook, Linkedin, …), 1950 km de pistes cyclables, et génère environ 100 Milliards de dollars de CA annuel, pour un PIB équivalent à celui d’un pays comme le Chili.

 

Bref, il s’agit d’une région de Californie (USA) aux températures souvent clémentes et au ciel souvent bleu*, mais pas que.

 

Pour précision : l’organisme Joint Venture Silicon Valley Network rappelle que la Silicon Valley réunit les localités de Foster City, San Mateo, Belmont, San Carlos, Redwood City, Atherton, East Palo Alto, Woodside, Portola Valley et Menlo Park dans le comté de San Mateo, les localités de Union City, Fremont et Newark dans le comté d’Alameda, et Scotts Valley dans le comté de Santa Cruz.

 

L’histoire de la Silicon Valley commence par un fait historique. Le 7 juin 1900, dans la ville d’English, située au coeur de l’état d’Indiana, la maman de Frédérick Terman donna naissance à un charmant bambin du nom de Frédérick Terman . Comme vous l’imaginez, le papa (Lewis Terman*) était lui aussi très fier de ce petit bonhomme de 2 kg 543. Ils étaient fiers et à raison. Quelques années plus tard, devenu professeur, le garçon dirigea le Radio Research Laboratory de l’Université Harvard pendant la seconde grande dede, et devint par la suite, avec William Shockley, l’un des 2 pères fondateurs de la Silicon Valley.

 

Poursuivons notre voyage dans le temps. En avril 1930, le professeur Frédérick Terman était nommé au département d’ingénierie électrique de l’université de Stanford. Ce centre universitaire fondé à la fin du XIXe siècle par le magnat des chemins de fer, gouverneur et sénateur de Californie, Leland Stanford et par son épouse, Jane Stanford, est également séparé de Palo Alto par l’avenue El Camino Real, mais ça on s’en fout. Retenez cependant que l’université de Stanford est le réacteur central de la Silicon Valley.

 

L’arrivée du professeur Terman dans l’université de Stanford constitue un évènement capital. En effet, dépité par l’absence d’emplois pour les diplômés de l’université, le professeur Frédérick Terman décida de persuader deux de ses étudiants, William Hewlett et David Packard de ne pas partir vers la côte Est des Etats-Unis, destination habituellement suivie par les diplômés de l’époque. Plutôt que de suivre ce flux classique de « Brain Drain », il les incita à créer leur entreprise à proximité de l’université. Avançant l’argument de l’espace disponible, Frederick Terman en ajouta un autre qui fut déterminant pour la suite de l’histoire : le Honors Creative Program.

 

Le Honors Creative Program reposait sur un principe tout simple. Il s’agissait de donner aux ingénieurs des entreprises locataires un accès favorisé aux programmes de l’université.

 

Stimulées par les perspectives offertes par le Honors Creative Program, les entreprises affluèrent dans la région. Si bien que la population de Palo Alto doubla dans les années 1950. Terman et ses successeurs surent aussi, avec beaucoup d’opportunisme, faire profiter la recherche et l’enseignement de Stanford des avancées des entreprises locales. Ils encouragèrent par exemple les pionniers de l’industrie des tubes à vide comme Charles Litton à enseigner cette nouvelle technologie aux étudiants. Des laboratoires d’électronique furent développés pour perfectionner ces technologies (klystron, magnétron, tube à onde progressive). De même, dès l’apparition d’une industrie locale de semi-conducteurs solides puis de circuits intégrés, les laboratoires de Stanford s’intéressèrent à ces technologies et à leurs applications. Initié par le Honors Creative Program, ce cercle vertueux entre le monde universitaire et l’éco-système économique local fut la clé du succès de la Silicon Valley.

 

Voili voilou. Merci de votre attention. Bonne journée. Hein ? Quoi ? Et l’autre secret promis en introduction ? Le secret ultime de la drague de Tony di Marco. Tony, je vous laisse conclure ?

 

Yep.Thank’s Bill . Or donc : vous avez 2 solutions pour démarrer le début d’une soirée magique. Soit, option A, vous plongez avec le sourire et avec une question ouverte du type: « Salut, moi c’est Lewis, et toi tu t’appelles comment ? ». Soit, option B, vous débutez la conversation par « Salut toi, t’en penses quoi de l’introduction de ma nouvelle société au Nasdac ? »L’une de ces 2 options n’entraine pas un bug neuronal instantané de la personne qui vous fait chavirer. AB, A, oui, très bon choix.

 

Annexes
. Frédérick Terman : professeur à l’université de Stanford qui fut avec William Shockley, l’un des 2 pères fondateurs de la Sillicon Valley, né en 1900, à English, dans l’état d’Indiana, aux USA, Aka les Etats Unis d’Amérique.
. Lewis Terman : papa de Frédérick Terman, psychologue et professeur de psychologie à la Stanford Graduate School of Education, et qui popularisa les tests de quotient intellectuel aux Etats-Unis.
. Tony di Marco. Coach en séduction, Nec teubé, Nec teubo, (mais bête, mais beau, mais ça aide pas), né en 1968, dans le 1-8, à Paris.
. Ciel Bleu : le mot Bleu est un mot venant du francique Blao, proche de l’allemand Blau et de l’anglais Blue. Un terme qui désigne l’une des couleurs de base de nombreuses civilisations (parfois confondu avec le vert, comme chez les aztèques et les arabes, qui n’ont qu’un mot pour désigner ces deux couleurs). Le bleu est dôté d’un symbolisme nettement positif. C’est une couleur subtile qui figure dans de nombreux pays parmi les couleurs les plus appréciées. Colette, femme de lettres françaises née le 28 janvier 1873 à Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne – France – Pays côtier d’Europe de l’Ouest), aimait cette couleur au-delà du raisonnable. On parle d’ailleurs très souvent du Bleu Colette pour désigner une variété de bleu créée tout exprès pour la pâte de leurs grès par les potiers de Puysaye, en hommage à leur célèbre compatriote. La miss écrivit notamment « L’iris des jardins (…) passe pour bleu, grâce à l’unanimité d’une foule de personnes qui n’entendent rien à la couleur bleue. Elle précisa dans un autre ouvrage : »Il y a des connaisseurs de bleu, comme il y a des amateurs de bons crus ».  Parmi les mille et une variétés de Bleu, on trouve par exemple le bleu antillais, le bleu de Prusse, le bleu azur,  le bleu cobalt, le blanc-bleu, … et le bleu pacifique, indissociable également du succès de la Silicon Valley.

Pierre Catel - Concepteur rédacteur et gentil organisateur du collectif de créatifs freelance SPACE-MONKEY Création.

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